Ton cerveau n’aime pas l’effort. Il est programmé pour économiser son énergie, éviter l’inconfort et choisir le chemin le plus simple. Le problème, c’est que la mission de leader exige exactement l’inverse. Cet article montre, données scientifiques à l’appui, pourquoi faire volontairement des choses difficiles est l’un des leviers les plus puissants pour simplifier sa vie, renforcer sa clarté décisionnelle et bâtir une performance durable.
Tu veux avancer plus vite, réussir et te bâtir une vie dont tu peux être fier ?
Le réflexe naturel, c’est de chercher des solutions faciles.
Le problème, c’est que ton cerveau est câblé pour ça, mais que le monde dans lequel tu joues aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui pour lequel il a été programmé.
En gros : si tu te contentes de suivre ton cerveau en mode pilote automatique, tu fonces droit vers une vie d’ennui et de frustration.
Ton cerveau n’est pas programmé pour les Ultra-Trails (ni pour le rôle de dirigeant)
Ton cerveau cherche à résoudre les problèmes avec le moins d’effort possible, en utilisant des raccourcis plutôt que de la réflexion profonde.
Nos ancêtres vivaient dans un environnement hostile, alors pour eux, c’était logique :
- Chaque calorie comptait,
- Chaque déplacement pouvait être risqué
La priorité, c’était de survivre à la journée.
Résultat : notre cerveau a évolué et il a appris à économiser ses ressources. Il privilégie le chemin de moindre résistance, le moindre effort.
C’est ce qu’on appelle aussi un décalage évolutif, ou « evolutionary mismatch » : on vit avec un cerveau d’âge de pierre dans un monde ultra-complexe.
Apprendre à repousser le plaisir
Aujourd’hui, ce réflexe te pousse vers :
- Le courriel rapide plutôt que la conversation difficile
- Le scrolling ou les micro-tâches plutôt que le travail stratégique profond
- Le repos tranquille dans ton divan plutôt que la course à pied à l’extérieur
Ce sont des choix « faciles » pour ton cerveau, mais ces choix complexifient ta vie de leader!
Si tu veux réussir, avancer, réaliser les projets qui te font réellement vibrer, il faut que tu apprennes à contourner les mécanismes naturels de ton cerveau en repoussant la gratification instantanée et le hit de dopamine qui vient avec !
Ce que disent les sciences cognitives sur l’effort
Les recherches montrent deux choses intéressantes pour ton leadership :
- Ton cerveau cherche par défaut à éviter l’effort (mental comme physique).
- Mais il est capable de « choisir l’effort » quand l’enjeu est clair et que le cadre l’y pousse.
Des travaux récents sur l’évitement de l’effort montrent que ce n’est pas seulement une question de fainéantise : ton cerveau évalue en permanence le coût de l’effort vs le bénéfice perçu.
Si le bénéfice n’est pas concret, il va mécaniquement fuir la tâche difficile.
C’est une question d’architecture cognitive.
Tu n’es pas paresseux !
Faire des choses difficiles pour recâbler ton système
Là où ça devient intéressant, c’est que ton cerveau est plastique. Il apprend constamment !
Quand tu t’exposes volontairement à des tâches difficiles, répétées, structurées, tu :
- Entraînes ta tolérance à l’effort;
- Renforce ta capacité à retarder la gratification;
- Rends certains comportements exigeants plus faciles.
En gros, plus tu repousses la gratification immédiate, plus tu bâtis ta volonté d’agir.
C’est exactement ce qui se passe en Ultra-Trail.
Je ne me lance pas le défi de courir 100 km en montagne parce que j’aime souffrir. (Parce que, croyez-moi, ça peut devenir assez intense par moment !)
Je le fais parce que j’entraîne tous mes systèmes à accepter l’inconfort. Je bâtis graduellement la force de mon mental en même temps que mon endurance physique.
C’est la même chose, par exemple, pour les gens qui se plongent dans de l’eau glacée, ou qui jeûnent de longues heures.
Les bienfaits qu’on en retire, qu’ils soient physiques ou mentaux, exigent qu’on se mette d’abord volontairement dans une posture d’inconfort. Comme le mentionne Patrick Owen, un speaker TEC-Canada, cela permet de créer de la résilience.
Le parallèle direct avec ton rôle de dirigeant
Ton Ultra-Trail à toi, ce n’est pas nécessairement la montagne, mais ça sera :
- Les décisions qui vont forcément déplaire à une partie de l’organisation;
- Les « non » que tu dois dire à des projets séduisants, mais qui ne correspondent pas aux objectifs prioritaires de ton organisation;
- Les conversations difficiles que tu repousses.
Si tu laisses ton cerveau en pilotage automatique, tu vas éviter tes défis jusqu’à ce que ça explose…
Et tu vas remplir ton agenda de tâches faciles qui te donnent l’illusion d’avancer.
Et ça, tu sais bien où ça mène… (Je le sais aussi, j’ai essayé !)
Ta décision ?
Ton cerveau désire une chose : économiser l’effort.
Le monde dans lequel tu es un leader d’entreprise exige de toi l’inverse : tu dois investir ton effort là où ça compte vraiment.
Faire des choses difficiles, c’est une stratégie d’alignement. C’est d’accepter de repousser le confort à court terme pour te créer une vie bien meilleure plus tard. Bref, c’est le contraire de ce que tout le monde autour de toi cherche à faire.
Et comme pour un Ultra-Trail, tu n’as pas besoin de tout faire seul. Je suis entouré d’une équipe de coachs et de spécialistes. Et toi ?
Si tu veux, on peut regarder ça ensemble.