Devenir un bon leader, ce n’est pas copier un modèle, mais bien trouver ta recette à toi, bâtir l’équipe qui compense tes angles morts et développer ta capacité à prendre des décisions même quand tout n’est pas certain. Sébastien Mailhot, DG de Storix Solutions (ex PDG de D-BOX Technologies), l’a fait à sa façon. Il nous parle de son parcours dans cet article.
Il n’existe pas de recette secrète pour devenir un bon leader.
C’est ce que Sébastien Mailhot, ex PDG de D-BOX Technologies, m’a dit lors d’un récent épisode du podcast Portrait de leader.
Trop de dirigeants cherchent encore le manuel parfait, la formule éprouvée, le modèle à copier-coller. Sébastien, lui, a compris une chose essentielle : un bon leader, ça se construit de l’intérieur.
Un parcours ancré dans la réalité
Sébastien n’a pas suivi un chemin tracé d’avance. C’est la lecture d’un livre qui lui a révélé ce qui le faisait vraiment vibrer : aider des entreprises à grandir.
Sa formation de CPA lui sert activement dans ses fonctions de CEO. Les chiffres, c’est le langage des affaires. Comprendre ce langage, ça te donne une clarté que beaucoup de leaders n’ont pas.
Après des études à HEC et plusieurs années en consultation, il devient PDG de D-BOX.
Ce qu’il a appris dans cette trajectoire ? Qu’il n’est pas le grand visionnaire qui réinvente l’industrie chaque matin, mais qu’il est plutôt un intégrateur, capable d’amener les entreprises plus loin. Et ça, il l’accepte pleinement.
Une organisation traverse différentes phases de vie, et chaque phase demande un type de leadership différent. Le CEO qui réussit le démarrage n’est pas toujours celui qu’il faut pour la croissance.
C’est là que commence le vrai leadership : savoir qui tu es réellement et tabler sur tes forces.
Faire des affaires seul, ça fonctionne rarement
Une entreprise, ce n’est pas un solo, mais une partition à plusieurs voix.
Sébastien est catégorique là-dessus : s’entourer de personnes qui ont les compétences que tu n’as pas, c’est une stratégie gagnante.
Te connais-tu assez bien pour identifier tes angles morts ? Et as-tu les bonnes personnes autour de toi pour les couvrir ?
Trouve ta propre recette pour devenir un bon leader
Tu pourrais passer des heures à lire des biographies de leaders influents parce que, oui, c’est fascinant. Mais ça ne te donnera pas ta recette unique à toi.
Parce que chaque organisation a sa culture. Chaque contexte a ses exigences. Et chaque leader doit construire son rôle en fonction de qui il est vraiment, pas en fonction d’un archétype qu’il essaie d’imiter.
Sébastien identifie 4 capacités qu’il considère comme essentielles pour être un bon leader :
- L’adaptation : tu sais où tu veux aller, mais tu ne sais pas ce qui va se présenter sur ton chemin. Les meilleurs leaders s’ajustent sans perdre le cap.
- La perspective globale : être capable de voir la situation dans son ensemble, pas seulement le problème immédiat devant toi.
- Une certaine distance émotionnelle face à l’information: ça ne veut pas dire d’être froid, mais tu dois être capable de trancher même si tu reçois des avis et des signaux contradictoires.
- La communication: savoir créer de la clarté autour de toi est un must pour que ton équipe puisse avancer avec confiance.
Décider avec une information incomplète
Prendre une bonne décision avec toute l’information disponible, n’importe qui peut le faire. Mais prendre une bonne décision quand le portrait n’est pas complet ? Ça fait malheureusement partie des responsabilités d’un bon dirigeant.
Sébastien parle d’une vue à 360 degrés : écouter les perspectives des autres, consulter des experts, prendre du recul et agir avec bienveillance envers ceux qui seront touchés par la décision.
Mais au bout du compte, la décision t’appartient. C’est toi qui en portes le poids.
Tu peux déléguer beaucoup de choses. La responsabilité décisionnelle, non.
Formation, coaching et changement d’air
La formation et le coaching ne font pas le même travail, et Sébastien est clair là-dessus.
La formation te donne des compétences. Elle remplit ton coffre à outils.
Le coaching, lui, part de toi. Il te fait réfléchir autrement, te pousse là où tu ne serais pas allé seul et t’amène plus loin que tu ne l’aurais cru possible. Mais c’est toujours toi qui dois agir. Le coach n’agit pas à ta place.
Il parle aussi de l’importance de décrocher, de faire autre chose, d’avoir des loisirs. C’est ce qui permet d’avoir la tête fraîche au moment de prendre les décisions qui comptent.
On sous-estime à quel point le recul est une compétence de leadership.
Le leader, c’est toi
Pour devenir un bon leader, tout part de toi : ta personnalité, tes forces, tes angles morts, ta façon de décider et d’entraîner les autres avec toi… C’est ce qui fait ton super pouvoir de leader.
Le parcours de Sébastien Mailhot le confirme : il n’y a pas une seule façon d’être CEO. Il y a la tienne. Et plus vite tu la trouves, plus vite tu commences vraiment à diriger à ton meilleur.
Tu veux travailler là-dessus avec quelqu’un qui part de toi, de ton contexte unique et de tes vrais enjeux ? C’est exactement ce que mon coaching permet. Écris-moi, on en parle.