Pourquoi tes équipes se battent-elles et tes activités de team building échouent ?

Les conflits d’équipes et le travail en silos ne sont pas un problème de culture d’entreprise, mais bien de biologie humaine. Le cerveau a été conçu pour maintenir environ 150 relations stables ; au-delà, il fragmente naturellement les groupes en tribus qui compétitionnent entre elles. Les organisations qui performent à grande échelle ne cherchent pas à éliminer ces tribus : elles les encadrent pour que chacune d’entre elles ne puisse gagner qu’en aidant les autres.

Les conflits d’équipes et le travail en silos ne sont pas un problème de culture d’entreprise, mais bien de biologie humaine. Le cerveau a été conçu pour maintenir environ 150 relations stables ; au-delà, il fragmente naturellement les groupes en tribus qui compétitionnent entre elles. Les organisations qui performent à grande échelle ne cherchent pas à éliminer ces tribus : elles les encadrent pour que chacune d’entre elles ne puisse gagner qu’en aidant les autres.

Ton entreprise dépense chaque année des milliers de dollars en formation, en retraites afin de favoriser la cohésion, en ateliers sur la collaboration, en activité de team building ou en consultants qui promettent l’harmonie dans l’entreprise.

Malgré toutes tes dépenses, tes équipes travaillent toujours en silos.

Les conflits entre départements sont toujours présents.

Et les initiatives culturelles ? Mortes dans l’œuf, encore une fois.

Alors, qu’est-ce qui se passe vraiment ?

Ce n’est pas un problème de culture, mais de biologie

Une étude effectuée sur plus de 100 PDG révèle que les dysfonctions dans les équipes passent souvent complètement inaperçues des PDG eux-mêmes.

Ils croient que leurs initiatives visant la cohésion d’équipe fonctionnent, alors qu’ils essaient de régler un problème de biologie humaine avec un PowerPoint.

Malheureusement, ce n’est pas comme ça que ça marche : la faute à l’évolution !

Ce que dit la science sur la cohésion de groupe

Dans les années 70, l’anthropologue Robin Dunbar a étudié des primates en Éthiopie.

Il a remarqué quelque chose d’étrange : plus le groupe est grand, plus les individus se toilettent mutuellement. Pas pour l’hygiène, mais pour bâtir des alliances, signaler leur statut et garder le groupe uni.

Mais plus le groupe est large, plus la cohésion est difficile et demande des efforts.

Il s’est alors posé une question simple : est-ce qu’il existe une taille maximale de groupe que le cerveau peut supporter ?

Après avoir analysé 38 espèces de primates, la réponse est plus claire. Pour les humains, la limite cognitive du nombre de relations qu’un cerveau humain peut entretenir activement est de 150.

150 personnes seulement.

Regarde ce qui se passe dans ton organisation

Ton entreprise compte 300, 500, 2 000 employés ?

Le cerveau de tes employés, lui, a été conçu pour entretenir 150 relations.

Quand un groupe dépasse cette limite, il se fragmente naturellement en tribus. Ces tribus compétitionnent pour les ressources :

  • Les ventes célèbrent l’atteinte de leur cible, même si les opérations n’arrivent plus à livrer ;
  • L’ingénierie protège son architecture, même si ça retarde le lancement de six mois ;
  • Les finances tiennent la ligne sur le budget, même si ça étouffe l’innovation.

Plusieurs tribus ont l’impression de gagner quelque chose, mais, au final, c’est l’entreprise qui perd.

Est-ce que tu te reconnais là-dedans ?

La vraie question à te poser pour arrêter de ramer contre la biologie

La première erreur, c’est de vouloir que tout le monde se sente comme « une seule grande équipe » ou comme « une famille ». Ce n’est pas réaliste, ce n’est pas comme ça que le cerveau humain fonctionne.

Est-ce que tu veux vraiment changer les choses ? Alors, au lieu de te demander comment créer plus d’unité, pose-toi plutôt cette question :

Comment mon organisation peut-elle travailler avec les limites humaines plutôt que contre elles ?

Les grandes organisations qui fonctionnent n’éliminent pas les tribus :

  • Elles les orchestrent ;
  • Elles créent les conditions pour que chaque tribu ne puisse gagner qu’en aidant les autres à gagner ;
  • Elles remplacent l’unité émotionnelle par de la cohérence structurelle.

Alors, avant de planifier ta prochaine activité de team building, demande-toi : est-ce que je m’attaque au vrai problème ou j’essaie encore une fois de battre l’évolution avec un PowerPoint ?

Tu veux explorer ça concrètement dans ton organisation ? Écris-moi.

Source : Don Schmincke

 

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Marc Blais par Gaelle Vuillaume-2_11zon